Histoire de Beffes

Historique

Photo ancienne
 

Les plus anciennes vestiges du territoire sont ceux d'une villa gallo-romaine ayant livré des mosaïques et des pièces de monnaie. Le siège de la Seigneurie primitive est sans doute dressé sue la butte de terre du Boisfort, tandis que le fief de Mons Odonis se développe au nord du bourg. Le village est mentionné pour la première fois en 1227.

La prospérité de la localité est amorcée à partir des années 1880 avec le développement de l’industrie de la chaux, et le XXème siècle est marqué par l’essor de la cimenterie. La première usine à ciment artificiel est implantée en 1929 par la société Poliet et Chausson et elle passe ensuite à Calcia Beffes. 

A partir de 1954, l’usine prospère et elle emploie à la fin du XXème siècle 120 personnes, produisant 2500 tonnes de ciment par jour. La production est distribuée pour moitié dans la région Centre et le reste est partagé entre la Bourgogne et l’Auvergne. Elle est acheminée par la route, le Canal latéral à la Loire n’étant plus utilisé comme voie de transport.

 

"C’est à 300 m. environ de l’église neuve que se situait la motte du BOIS FORT, siège primitif de la seigeurerie de Beffes. On peut encore par endroit en deviner l’enceinte dont les défenses ont été fort importantes et assez complexes. 

Au milieu s’étend une plate-forme quadrangulaire de 36 m x 38 m ayant gardé des traces du murs de circuit et, au milieu, un puit. 
Après une première enceinte de fossés large de 12 m, s’étend un second terre-plein qui l’entoure. Au nord cette enceinte est plus large et devient une plate-forme, probablement ancienne basse-cour où on a établi le cimetière actuel ; elle en sa grande largeur 30 m. Au delà de cette défense, s'étend une troisième ceinture de remparts et de fossés marécageux ; mais à l’ouest où le terrain était bas et humide, probablement inaccessible avant le percement du canal et de la route,cette troisième enceinte n'existe pas... Les traces de murs et les morceaux de tuiles à crochets qu’on y a trouvé, prouvent que cette forteresse a été habitée jusqu’au 16ème siècle. Par sa situation dans un sol bas et humide, qui tenait toujours ses fossés pleins d’eau, cette forteresse avait certainement une valeur défensive très sérieuse."  (extrait de Histoire et statistique monumentale du département du Cher - vol IV - A.Buhot de Kersers)

Les ravages du temps n’ont pas épargné la forteresse abandonnée de ses défenseurs parce que devenue inutile sans doute, ses murs se sont effondrés et ses pierres ont servi à la construction du canal, le cimetière s’est implanté dans la partie nord. Autrefois, m’a t-on dit, les enfants y jouaient attirés par ses ruines et un mystérieux souterrain. Aujourd’hui, la nature y a pleinement repris ses droits enserrant dans sa végétation les derniers vestiges du Donjon.